L’Ecologie politique française est au creux de la vague, c’est indiscutable. Elle est ramenée à un statut de précarité par le système électoral défini et voté par les deux grands partis qui accaparent la pensée politique française. L’Ecologie politique est en manque d’union et de leadership parce qu’elle n’a pas réussi à mûrir. Elle est née de la contestation et ne peut plus aujourd’hui y trouver son unique légitimité. Elle est globalement plantée « grâce ou à cause » de Nicolas Hulot qui capte le système médiatique. C’est sa force ! Il est aussi soutenu par une fondation remarquable et efficace.
Pourtant les faits sont là, têtus, devant notre nez. La planète tout entière est en crise. Et rien n’annonce une mobilisation générale. Les grands show planétaires s’essoufflent…
Quelque peu désemparés, les militants de tous les partis « écolo » recherchent la providence médiatique, soit autour d’un chanteur, soit autour d’un homme de télévision. Quelle triste réalité lorsque la solution politique n’est que show-biz !
Malgré les difficultés et les tentatives de bipolarisation de la vie politique française régulièrement organisées par l’UMP et du PS, je suis convaincu qu’il existe une place pour l’Ecologie Politique et en particulier pour Génération Ecologie, indépendant, libre de pensées et d’expressions. Je suis également convaincu qu’il est de notre devoir de mener ce juste combat pour que la démocratie puisse s’exprimer, qu’il est aussi de notre devoir de mettre concrètement en œuvre une politique de développement durable dans notre pays au plan local comme au plan national.
Oui ! Le rassemblement de toutes les forces de l’écologie politique française est souhaitable. Génération écologie a œuvré ces dernières années pour ce rassemblement, voire une réconciliation mais n’a pu aboutir qu’à la coordination de certaines forces. Pourtant, nous sommes convaincus de la nécessité de poursuivre. Oui ! Il est nécessaire de se regrouper autour de valeurs communes, malgré certaines divergences de comportement politique et même d’idéologie. La biodiversité qui nous est chère doit nous rappeler aussi la tolérance dans les idées. La « diversidées » sera la source des solutions de demain.
Le temps du creux de la vague est derrière nous. La nécessité écologique est incontestable. A nous d’avoir l’énergie et l’enthousiasme. A nous de démontrer cette nécessité politique.
Le combat « ecolo » est noble.
Après avoir fêter les 15 ans de Génération Ecologie en 2005, décidons ensemble de l’emmener, à l’issue de cette huitième convention vers la maturité de ses vingt ans !
Lourde tâche sans doute mais quel magnifique défi.
Jean-Noël Debroise
Président de Génération Ecologie
En cette fin de période estivale où les employés municipaux des différentes communes de France entretiennent jardins, parcs et espaces verts communaux, Génération Ecologie pointe du doigt les municipalités qui continuent à déverser pesticides et autres produits phytosanitaires sur leur territoire, en dépit des risques environnementaux et sanitaires avérés de l’utilisation de telles substances.
Pour les employés communaux qui manipulent quotidiennement des pesticides, le risque invisible et sournois est celui d’une intoxication chronique par doses infimes absorbées tout au long d’une vie de travail. Le risque d’être affecté par la maladie de Parkinson est ainsi multiplié par 1,8 lorsqu’on utilise régulièrement des produits phytosanitaires. Autre risque engendré par les pesticides : la réduction la fertilité masculine. Et c’est sans compter les ravages sur la biodiversité, faune et la flore confondus, d’une utilisation intensive de ces substances.
Le Grenelle de l’environnement n’a pas permis de dégager de consensus sur cette problématique environnementale qui a des conséquences en termes de santé publique.
C’est la raison pour laquelle Génération Ecologie en appelle à la responsabilité des municipalités, toutes étiquettes confondues, et lance un appel national en faveur d’une gestion différenciée des espaces verts communaux, dans laquelle les pesticides seront totalement exclus.
Les alternatives aux traitements chimiques existent et sont viables. De surcroît, la norme « ZERO PESTICIDE » diminue le coûte de l’entretien et, par voie de conséquence, des charges de la ville, ce qui n’est pas négligeable en cette période de crise où bon nombre de municipalités ont décidé d’augmenter les impôts locaux.
Par ailleurs, Génération Ecologie reste en attente du plan de réduction des pesticides promis par le Président de la République au lendemain du Grenelle de l’environnement.
A cet égard, Génération Ecologie demande :
- à Jean Louis BORLOO et à Bruno LE MAIRE de réaffirmer l’objectif de réduction de moitié de l’usage des pesticides dans les 10 prochaines années ;
- à ce que ce plan soit complété par le lancement d’une étude épidémiologique nationale qui permettrait d’établir un lien direct entre un produit et un cancer. A partir de cette étude, il serait possible de dresser un tableau des maladies professionnelles qui fait aujourd’hui défaut pour tous ceux qui ont manipulé de telles substances tout au long de leur vie de travail.