MOINS DE SOUS POUR L'OURS

Publié le par Raymond

Le plan ours confirmé malgré un financement à la baisse

Pour 2007, il est prévu d’attribuer 1,9 million d’euros au programme de conservation de l’ours dans les Pyrénées, soit une baisse de 19 % du budget de cette année (2,24 millions d’euros). Néanmoins, pour le député socialiste de l’Ariège, Augustin Bonrepaux, alors qu’en 2007 il n’est pas prévu de procéder à des réintroductions, ce budget apparaît encore surdimensionné au regard de celui de 2006 qui devait intégrer le coût des opérations de réintroduction de 5 ours (achat des ours, transport, suivi…). Aussi, A. Bonrepaux avait proposé à la commission des finances de l’Assemblée Nationale de transférer 1 million d’euros du programme dédié aux ours vers celui de la protection contre les risques naturels. Adopté à l’unanimité par la commission des finances de l’Assemblée Nationale, cet amendement a toutefois été rejeté par les 10 députés (dix, vous avez bien lu) qui étaient dans l’hémicycle pour voter les crédits de la mission 'Ecologie et Développement durable'…

Pour l’ours, de 2000 à 2005, le coût moyen annuel du programme financé par le ministère de l’écologie a été d’environ 1,3 million euros, dont une grande part consacrée aux mesures de soutien au pastoralisme. Face aux coûts spécifiques de la réintroduction de 5 plantigrades dans les Pyrénées, le budget dédié à l’ours, en 2006, avait augmenté de 43 % par rapport aux dépenses 2005, tandis que sans ces réintroductions l’augmentation n’aurait été que de 18 %, soit une hausse globalement correspondante à l’évolution moyenne des 5 dernières années.

Ainsi, pour 2007, le nouveau budget demandé par la ministre de l’écologie apparaît dans la continuité des années précédentes. Une amputation de 1 million d’euros de ce budget aurait signifié la quasi-disparition du soutien au pastoralisme en remettant en cause la pérennité du suivi/gestion de la population d’ours et d’une centaine d’emplois pastoraux. Une telle décision aurait probablement eu pour conséquence de dégrader encore un peu plus une ambiance locale qui reste 'chaude', après les réintroductions du printemps/été 2006, favorisant les extrémistes au détriment des hommes qui font le pari de la cohabitation et, au final, des ours.
Pascal Farcy

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