Chasse en Ariège: la seule espèce a préserver : L'homme !!!

Publié le par GE.ARIEGE

PUBLIÉ LE 26/04/2010 10:47

|JEAN-CHRISTOPHE THOMAS La DEPECHE DU MIDI

Chasseurs. La seule espèce à préserver : l'homme

chasse

Les trompes ont donné le ton de l'assemblée devant la tribune des «officiels»./ Photo DDM, Florent Raoul
Les trompes ont donné le ton de l'assemblée devant la tribune des «officiels»./ Photo DDM, Florent Raoul

Discours musclés lors de l'assemblée générale départementale des chasseurs après les manifestations d'octobre et en attendant le prochain jugement. Les chasseurs ne désarment pas.

Pour sa première assemblée générale en tant que président, Jean-Luc Fernandez, face aux chasseurs de tout le département venus à Serres-sur-Arget, n'a pas mâché ses mots. Suite à la décision de 2009 d'interdire les battues sur le territoire où se trouvent les ours, et après la manifestation massive à Foix d'octobre dernier, il a évoqué une « offensive lancée contre nous », en désignant l'agresseur : le comité écologique ariégeois. Aujourd'hui, c'est au conseil d'État de se prononcer sur la requête. De même que le tribunal administratif de Toulouse doit se prononcer prochainement sur l'arrêté préfectoral qui interdit la chasse sur un territoire où la présence de l'ours est confirmée.

Tous les intervenants, lors de cette assemblée générale, ont clairement exprimé leur volonté de sauver la chasse, la ruralité et le territoire de la montagne. Le président du conseil général s'en est donné à cœur joie en parlant de « reconquête de la liberté » et en évoquant clairement des sujets aussi sensibles que le droséra face à l'implantation de pylônes, les chauves-souris qui gênent le désenclavement du Couserans, le grand tétras qui empêche l'extension d'une station de ski, et aussi, bien entendu, l'ours. Et de marteler avec conviction « Il n'y a qu'une espèce à sauver en montagne : l'homme ». Les cibles étaient désignées, ne restait plus qu'à sonner l'hallali, ce que fit Jean-Luc Fernandez, en évoquant les « escrologues, ces écologistes sectaires et culpabilisants qui envahissent les montagnes ».

« NE PAS METTRE L'ARIÈGE SOUS CLOCHE »

L'exercice n'était donc pas très aisé pour le préfet Jacques Billant de conclure les débats après d'aussi fortes paroles. Le représentant de l'État s'est voulu rassurant en affirmant que nul n'a la volonté de « mettre l'Ariège sous cloche » et en se félicitant que le dialogue ne soit pas rompu. « Je compte sur vous, vous pouvez compter sur moi », lançait-il dans un vibrato remarquable. Pour autant, en attente des deux décisions du conseil d'État et du tribunal administratif, l'affaire de l'interdiction des battues sur le territoire des ours n'est pas terminée. Les chasseurs ariégeois se sont montrés mobilisés et soutenus par leurs élus. Et ils ne céderont rien. Pour une première assemblée générale à présider, Jean-Luc Fernandez avait du pain sur la planche. Et il garde les manches relevés pour sa nouvelle année de présidence.


Les médailles de la fédération

Les médailles de la fédération de chasse ont été remises à l'issue de l'assemblée. Médailles d'or au préfet Jacques Billant (premier dans sa fonction à recevoircette distinction), à Roger Carrière, administrateur de la fédération depuis 1982 et ancien président de l'Amicale des chasseurs de montagne et à Jean-Claude Sans d'Artigat. Médailles de bronze pour René Lorenz de Foix, Raymond Lafitte de Massat, Jean Lacaze du Carla-Bayle et Didier Kerouedal, de Mazères, champion de France et du monde de course de traîneaux à six chiens.


Le chiffre : 7 232

Cotisations ont été enregistrées par la fédération départementale: 6 677 de chasseurs du département, 249 nationales, 122 de nouveaux chasseurs et 184 temporaires.Soit une baisse de 41 adhésions par rapport à l'an dernier ce qui n'est pas, selon Jean-Luc Fernandez, «significatif».

« Nous avons subi comme une véritable agression les tentatives pathétiques de ceux qui revenaient sur la parole donnée». Jean-Luc Fernandez, président de la fédération de chasse

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