Plus d'ours, mais des dégâts stables

Publié le par GE.ARIEGE

afb79a9be5cd9762572a008088d3153e-2Article de La Dépêche du Midi

 « Plus d'ours, mais pas plus de dégâts » aux troupeaux : c'est la thèse défendue par l'association Adet-Pays de l'Ours, chiffres à l'appui. Les anti-ours démentent, s'appuyant sur la situation de l'ouest du département.

Bataille de chiffres entre les pro et anti-ours, en cette fin d'année. D'un côté, l'Adet-Pays de l'Ours, association de défense de la nature qui affirme, statistique en mains, que les dégâts aux troupeaux sont en diminution, alors que le nombre d'ours a fortement augmenté. « Si l'on considère l'augmentation croissante du nombre d'ours dans les Pyrénées, où quatre oursons ont été repérés en 2010, on peut constater une diminution du nombre de dégâts par ours présent dans les Pyrénées. Les raisons en sont sans aucun doute la bonne adaptation des ours et la qualité biologique du massif pyrénéen, mais aussi l'augmentation et l'efficacité des mesures de protection des troupeaux », explique l'association dans un communiqué. Au total, 104 bêtes aurait été victimes des ours dans notre département, contre 145 sur l'ensemble du versant français des Pyrénées, « soit une toute petite part de la mortalité en estive, estimée entre 20 et 30.000 animaux par estive ». Et Alain Reynes, directeur de l'Adet-Pays de l'Ours, de conclure : « Aujourd'hui, la majorité de ces ours est née dans les Pyrénées : sur vingt ours recensés, seulement cinq sont originaires de Slovénie. Ils se sont adaptés à leur environnement. Ils ont une bonne connaissance de leur territoire. Nous prenons ces chiffres, évidemment, comme une bonne nouvelle. Mais il reste beaucoup à faire, à améliorer, en ce qui concerne la protection des troupeaux ».

« Ce n'est pas vrai en Couserans »

Co-président de l'Aspap (Association pour la sauvegarde du patrimoine en Ariège-Pyrénées), Gérard Dubuc balaie d'un revers de main les conclusions de l'Adet-Pays de l'ours : « Tout cela est peut-être vrai dans l'est du département, ou dans les Pyrénées-Atlantiques, où il n'y pas d'ours, précise-t-il. Pour le Couserans, où le nombre d'ours a beaucoup augmenté (1), les déprédations, elles aussi, sont en très forte augmentation. En deux mots, en Couserans, c'est tout le contraire : les attaques augmentent et sont répétitives, les bergers sont découragés et refusent de revenir dans les estives ». Et de conclure : « Les chiffres, on peut leur faire dire ce qu'on veut. Nous ferons, nous aussi, un bilan en fin d'année, quand la commission ours aura déposé ses conclusions ».

 

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